mars 2017

Trip Maroc 2017

Considérations générales :

Les photos sont ici

Mon propos n’aura résolument rien de discriminatoire par rapport au peuple marocain. Il a juste pour objectif de souligner nos différences.

Le Bakshish au Maroc : Sport national ou différence culturelle ?

  1. pourboire. Ceci n’a aucun rapport avec le principe occidental consistant à donner un pourboire à un serveur. Il s’agit plutôt d’un signe de gratitude, respect ou vénération. Une offrande aux dieux peut être considérée comme un bakchich.
  2. Pot-de-vin. Par exemple, si un policier vous prend en flagrant délit avec un chillum rempli de charas, vous aurez le choix entre aller en prison ou payer un bakchich.

Cf. Wikipédia


Tout occidental se rendant dans un des pays du Maghreb se sent invariablement amusé dans un premier temps, puis agressé par ces propositions incessantes de « services » en échange in fine de quelques dirhams.

Le service est quelquefois quantifiable lorsqu’il s’agit de trouver son chemin dans un dédale de ruelles obscures rappelant des scènes de films noirs. Invariablement vous allez devoir parcourir derrière « votre guide » qui vous conduira (ou pas) au rythme d’innombrables détours (qui n’auront pour but que de justifier ce service). Sans compter que tout le long du chemin, de nombreux « assistants » viennent se greffer au prétendu guide.

« Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port. » V.Hugo

Cette pratique à laquelle il est de bon ton de s’adapter, n’enlève rien à la gentillesse et la serviabilité de ce peuple. A aucun moment on ne sent sa sécurité menacée que ce soit aux tréfonds des souks, dans la médina, dans les campagnes de nuit comme de jour.

J’ai pu vérifier ce comportement aussi bien dans les grandes villes, dans les campagnes ou le désert avec des intérêts différents bien sûr.

Nous avons également été inviter aimablement à partager un délicieux couscous dans une famille à Tinghir.

En panne (1) dans le désert (chute d’une plaque de protection du moteur rendant impossible tout mouvement du véhicule) un local en 4×4 comme moi s’est spontanément arrêté (je n’en ai rencontré qu’un en 3 heures) pour m’apporter son aide sans aucune demande en retour.

(1) 4×4 loué dans une agence à Marrakech tenue par 2 français. Visiblement le véhicule n’avait pas été vérifié. Il nous a été confié avec ce problème de plaque, le cric bloqué par un écrou et sans aucun outil indispensable pour une aventure dans le désert.

Le désert

De bosse en bosse, de dune en chameau, le ciel

Traverse ta mer de sable, ces arabesques

Sont la langue écrite des âmes du sahel,

L’homme façonne sur les murs ta vie de fresques…

 

Il illustre tes contes de pages diaprées,

La caravane caracole sur l’horizon,

Près des astres et aux silhouettes nacrées,

L’invisible nourrit les rêves à foison,

 

Le dromadaire tient tête au soleil couchant,

Les aveugles visionnaires contre un dirham,

A l’orée de la palmeraie au toit ouvrant,

Redonnent ses lettres de noblesse à l’islam,

 

Tes tourbillons enturbannent tes fiers nomades,

Le tracé de tes chemins tout en hyperboles,

Voile la lente progression de ces peuplades,

Tant passeurs d’eau que messagers des paraboles,

 

Quand le vent chaud te soulève, tu es friable,

Dans ses trois dimensions tu effaces le monde,

Au fil des siècles ton histoire est une fable,

Chaque fois ta poussière redevient féconde,

 

Dans les plis de tes dunes naissent des rosaces,

Qu’oasis, l’hymen de ta nudité bénit,

Dans cet espace photo qui n’a pas de place

Pour l’infini, que peut signifier le fini.

Jean-Marie