Maroc

Arthur Upfield et l’inspecteur Bony

Arthur Upfield est un écrivain anglo-australien né en 1890 en Angleterre. Il passe la plus grande partie de sa vie en Australie où il est mort en 1964. Célèbre pour ses romans policiers, il est Arthur Upfieldconsidéré comme le pionnier du polar ethnologique.

L’inspecteur Napoléon Bonaparte, dit Bony en est le héros. C’est un détective né  de mère aborigène et de père européen Il explorent les paysages sauvages de l’intérieur australien. Il parcoure le bush australien tout au long d’un trentaine de livre.

L’inspecteur métis (fils d’une aborigène et d’un colon blanc), utilise les techniques de ses ancêtres pour résoudre ses enquêtes. Reconnaissant que les aborigènes lui sont nettement supérieurs dans le bush, il fait régulièrement appel à eux pour l’assister. Il sait se fabriquer un passé sans faille afin de pourvoir enquêter plus discrètement.

Les livres d’Arthur Upfield de cette série sont toujours illustrés de peinture aborigène.

Pour ne parler que du premier, l’homme des deux tribus, en voici un résumé : Au sud de l’Australie s’étend une immense plaine désertique, inhospitalière baptisée Nullarbor (“pas d’arbre”). C’est dans ce décor hostile que Napoléon Bonaparte, inspecteur de la Police de Brisbane, part à la recherche de Myra Thomas, une jeune femme portée disparue depuis plusieurs semaines. Selon une légende aborigène, Ganda, un esprit malin, enlève les jeunes femmes pour les dévorer. Et nombreux sont ceux qui pensent que le vieux Ganda vient de commettre un nouveau forfait. Homme de terrain et d’endurance, Napoléon Bonaparte, va emprunter toutes les pistes pour percer ce nouveau mystère.

Leur lecture est aisée, les récits et les description un réel bonheur si peu que vous aimiez les grands espaces et la solitude. Pour plus de précision Le terme bush désigne des arrière-pays peu habités de savane ou de forêts, bois et broussailles méditerranéens. Il est surtout utilisé en Australie et en Nouvelle-Zélande.

Trip Maroc 2017

Considérations générales :

Les photos sont ici

Mon propos n’aura résolument rien de discriminatoire par rapport au peuple marocain. Il a juste pour objectif de souligner nos différences.

Le Bakshish au Maroc : Sport national ou différence culturelle ?

  1. pourboire. Ceci n’a aucun rapport avec le principe occidental consistant à donner un pourboire à un serveur. Il s’agit plutôt d’un signe de gratitude, respect ou vénération. Une offrande aux dieux peut être considérée comme un bakchich.
  2. Pot-de-vin. Par exemple, si un policier vous prend en flagrant délit avec un chillum rempli de charas, vous aurez le choix entre aller en prison ou payer un bakchich.

Cf. Wikipédia


Tout occidental se rendant dans un des pays du Maghreb se sent invariablement amusé dans un premier temps, puis agressé par ces propositions incessantes de « services » en échange in fine de quelques dirhams.

Le service est quelquefois quantifiable lorsqu’il s’agit de trouver son chemin dans un dédale de ruelles obscures rappelant des scènes de films noirs. Invariablement vous allez devoir parcourir derrière « votre guide » qui vous conduira (ou pas) au rythme d’innombrables détours (qui n’auront pour but que de justifier ce service). Sans compter que tout le long du chemin, de nombreux « assistants » viennent se greffer au prétendu guide.

« Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes trois mille en arrivant au port. » V.Hugo

Cette pratique à laquelle il est de bon ton de s’adapter, n’enlève rien à la gentillesse et la serviabilité de ce peuple. A aucun moment on ne sent sa sécurité menacée que ce soit aux tréfonds des souks, dans la médina, dans les campagnes de nuit comme de jour.

J’ai pu vérifier ce comportement aussi bien dans les grandes villes, dans les campagnes ou le désert avec des intérêts différents bien sûr.

Nous avons également été inviter aimablement à partager un délicieux couscous dans une famille à Tinghir.

En panne (1) dans le désert (chute d’une plaque de protection du moteur rendant impossible tout mouvement du véhicule) un local en 4×4 comme moi s’est spontanément arrêté (je n’en ai rencontré qu’un en 3 heures) pour m’apporter son aide sans aucune demande en retour.

(1) 4×4 loué dans une agence à Marrakech tenue par 2 français. Visiblement le véhicule n’avait pas été vérifié. Il nous a été confié avec ce problème de plaque, le cric bloqué par un écrou et sans aucun outil indispensable pour une aventure dans le désert.